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Discographie - Revue de presse
ORDER CD
CD Belgium Musical Visions - Revue de presse
____ Le Soir | 4 janvier 2006
Michel Debrocq
L’autre Belgique visionnaire « La pianiste Thérèse Malengreau a gravé trente-six visions musicales de la Belgique. Un monument sensible de notre identité. De Peter Benoit à Philippe Boesmans : 150 ans de création belge. Cette expo se parcourt selon un trajet organisé en huit « salles » différentes. Chacune est une moment regroupant plusieurs compositeurs autour d’une thématique. L’originalité de la démarche consiste à s’éloigner de l’anthologie stricte aussi bien que du dictionnaire. Ce sont des coups de cœur, des couleurs, des rapprochements attendus ou étonnants, qui laissent la place à quelques invités non belges (Debussy, Wagner, Scriabine, Scelsi). Thérèse Malengreau aborde tout cela dans un même élan d’enthousiasme et avec une honnêteté totale, pour nous faire découvrir ces œuvres en servant chaque partition avec le même souci de clarté et d’engagement expressif. Le connu côtois la (re)découverte, et l’on sort de la visite heureux, ébloui d’une telle diversité. Publié tout à la fin de l’année 2005, le double CD de Thérèse Malengreau s’inscrit parfaitement dans l’ambiance commémorative qui a salué le 175e anniversaire de notre pays. Elle brosse une vaste fresque du milieu de XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. Pourtant, ces Musical Visions ¬— on appréciera le clin d’œil du titre anglais — ne se présentent pas comme une anthologie, encore moins comme une encyclopédie. L’hommage rendu par la pianiste à Harald Szeemann, le commissaire disparu de l’expo « La Belgique visionnaire », situe l’esprit de l’enregistrement : on s’y promène comme dans une exposition thématique. L’album s’ouvre sur un « Prélude historique », un hommage à Debussy et à sa Berceuse héroïque. Cette pièce de 1915 est un tribut au roi Albert Ier et à son courage pendant la première guerre mondiale. La Brabançonne la traverse comme un fantôme voilé. Placé symboliquement au début de l’enregistrement : « Cette oeuvre nous donne l’image d’un pays dont la phrase qui signe l’identité est quasi nostalgique », précise Thérèse Malengreau. Une interprète belge qui consacre deux CD à une sorte d’exposition musicale de son pays, voilà une démarche qui s’inscrit en faux contre le prétendu « complexe d’infériorité » que tant de musiciens de chez nous traitent, au mieux, par la dérision ». De Knack, Focus |1 février 2006
Greet Van’t veld
O dierbaar België « Thérèse Malengreau viert 175 jaar België met een prachtig imaginair concertprogramma van pianomuziek. Thérèse Malengreau, een Brusselse pianiste met een brede interesse voor plastisch kunsten en literatuur, heeft ter gelegenheid van 175 jaar België een prachtig imaginaire concertprogramme samengesteld met Belgische pianomuziek, aangevuld met enkele daamee verband houdende stukken van buitenlandse componisten (Debussy, Wagner, Liszt, Scelsi, Scriabine ». La Libre Belgique | 24 mai 2006
Nicolas Blanmont « La pianiste Thérèse Malengreau a réussi ce double CD dont elle précise, de façon un peu magrittienne, qu’il n’est pas une anthologie de la musique belge pour piano, mais qui réunit une quarantaine de courtes pièces de XIXe et XXe siècles ayant toutes un rapport direct avec notre pays. De la « Berceuse héroïque » de Claude Debussy, à une autre berceuse de Paul de Maleingreau, le parcours s’organise à travers dix thématiques comme une exposition à la fois intelligente, éclairante et riche en découvertes. Kunsttijdschrift Vlaanderen | Avril 2006
Simonne Claeys « Het is altijd een leuke verrassing wanneer je op een cd valt die in het oog springt door zijn originele samenstelling. Vanuit een opmerkelijke cultuurhistorische invalshoek brengt de dubbele cd muziek, beeldende kunsten en literatuur samen, geïllustreerd met uitgezochte tekeningen en schilderijen. Samensteller is Thérèse Malengreau, een uitstekende pianiste. Haar kijk op de cultuur getuigt van een intellecutele en artistieke vorming. Ze wandelt door the Belgische muzieklandschap op zoek naar originele en zeldzame pianopartituren. De zesendertig werken die Malengreau op twee cd’s inspeelt zijn een open verzameling van ontdekkingen die een periode omvat van 1830 to nu. Ze plaatst de werken onder veelzeggende titels (…). Een echte aanrader. Travers-sons, lamediatheque.be, Le choix des médiathécaires | 2006 « La Belgique vient de fêter ses 175 ans (…). Le visage de la Belgique nous échappe sans cesse tant il est multiple, composé de tant d’éléments disparates qui pourtant forment un tout, comme les touches de peinture sur les toiles de Théo Van Rysselberghe (…) Ce sont finalement les visions subjectives qui arrivent le mieux à transmettre une image ressemblant à ce pays. Derrière son piano, Thérèse Malengreau développe le concept d’exposition musicale, associant librement les œuvres de quelque trente-cinq compositeurs, toutes époques confondues. Ce choix personnel, l’artiste s’en explique dans le livret magnifiquement illustré qui accompagne les deux disques, traçant ainsi un chemin (…). La richesse de cette réalisation dont Thérèse Malengreau est la cheville ouvrière, réside dans la relation établie entre la musique et les autres expressions artistiques. Les œuvres sont regroupées dans des thématiques définies par l’association de plusieurs termes appelant les références à la peinture, comme l’éclatant Soleil à midi de Joseph Jongen ou à la littérature (…). Sans pouvoir pour autant parvenir à vous offrir un compte rendu exact de cette réalisation exemplaire, je ne peux que vous inviter à découvrir avec les yeux et les oreilles, ce plaisir du chant, de la virtuosité et du son que Thérèse Malengreau transmet avec panache et sensibilité ». Espace de libertés (B) | Février 2007
Didier Chatelle
Made in Belgium « Singulière et multiple, fascinante et attachante, la Belgique… et l’une de ses plus fines interprètes, Thérèse Malengreau. C’est qu’à cent lieues des idées reçues, à des années-lumière même d’une banale anthologie de musique belge pour piano, c’est tout à la fois à une superbe promenade et à une véritable aventure que, l’imagination et la musicalité en bandoulière, Thérèse Malengreau nous convie. Et disons-le d’emblée, les retrouvailles avec cette pianiste pas vraiment comme les autres, qui nous avait déjà révélé, le mot n’est pas trop fort, de superbes pièces d’un Maurice Delage ou d’un Pierre Vellones, font bougrement plaisir (…). On n’est pas impunément l’élève de Bernard Lemmens, cet autre funambule du clavier et Thérèse Malengreau a d’évidence une très saine horreur du prêt-à-penser et on la soupçonne de faire sienne cette formule de Michaux : « Malheur à ceux qui se contentent de peu » (…). Que de découvertes, que de révélations ! (…). On ne voit guère que le piano pour faire tenir ainsi un monde, que dis-je, des mondes en 88 touches et parvenir à clouer les étoiles filantes — encore faut-il pour le toucher un musicien capable de réaliser ce prodige, mais Thérèse Malengreau est d’évidence de la race des oiseaux rares (…)». La Revue générale | 2007 n° 03
Jean Lacroix « Thérèse Malengreau est une pianiste atypique (…). Un merveilleux album de deux CD, dont il faut absolument souligner la qualité et l’originalité (…). C’est Thérèse Malengreau qui en est, en toute logique, le maître d’œuvre et la brillante interprète (…). Thérèse Malengreau est à l’aise dans n’importe quel répertoire ; ce n’est pas un mince compliment d’insister sur le fait qu’elle est toujours en situation, que la partition proposée soit intimiste, ironique, lyrique, virtuose ou techniquement redoutable. Elle possède l’indispensable maturité artistique pour nous prendre par la main et nous faire prendre conscience des bijoux de notre musique. Voici un album qui devrait faire date (…). Un livret exemplaire, de la main de Thérèse Malengreau, achève de donner à ce bel objet discographique la place qu’il mérite : au sommet ! ». Crescendo | Décembre 2006 – Janvier 2007
Frans C. Lemaire
Visions musicales de la belgitude avant ses vicissitudes « Il ne s’agit pas d’une accumulations de petits morceaux mais d’un vaste parcours parmi les artistes, musiciens, peintres, littérateurs qui ont donné une image à la Belgique, avec son ironie plutôt que ses ridicules, un surréalisme poétique plutôt que son réalisme prosaïque, des rêves plutôt que des comptes en banque, bref des vues plutôt que les courtes vues d’aujourd’hui. Avec un double talent de pianiste et d’écrivain, servie par son érudition de philologue, Thérèse Malengreau accompagne son panorama musical d’un commentaire des œuvres dans leur cadre historique et esthétique (…). Ce coffret est donc bien plus que la réunion de deux CD, il est à la fois une thèse et une synthèse issus de l’enthousiasme de l’interprète et de sa vaste culture exprimée dans un texte remarquable par son contenu et son illustration (…). La « musique belge » de 1830 à nos jours n’est pas qu’un carrefour de musiciens réunis par les hasard de l’histoire. Remise dans son large contexte culturel, elle participe à la rencontre des expressions qui font la grandeur d’un pays, si petit que puisse paraître son quotidien ».